« DĂ©bat sur l’eau : des citoyens menĂ©s en bateau ? Â» (L’ER, 18 mai 2019)

Le collectif NotreAggl’Eau, en rĂ©union ce vendredi Ă  Audincourt, revient sur la Loi NOTRĂ©, mal interprĂ©tĂ©e par les Ă©lus de Pays de MontbĂ©liard AgglomĂ©ration. La prise de compĂ©tence de la gestion de l’eau n’induit pas un mode de gestion unique. Â»

https://www.estrepublicain.fr/edition-belfort-hericourt-montbeliard/2019/05/18/debat-sur-l-eau-des-citoyens-menes-en-bateau

PMA : le dĂ©bat sur la gestion de l’eau plus chahutĂ© que prĂ©vu ?

« Dossier sensible. Pas de communication pour le moment Â» se contente d’éluder l’exĂ©cutif de PMA. Sensible, on l’aura compris, au regard de l’enjeu de la dĂ©cision.. A l’horizon 2020, l’agglomĂ©ration de MontbĂ©liard, Ă©largie Ă  72 communes, doit prendre cette compĂ©tence majeure de l’eau. Elle pourrait le faire de maniĂšre uniforme, avec un seul mode de gestionsur l’ensemble de son territoire. Une dĂ©libĂ©ration a Ă©tĂ© prise dans ce sens en mars 2018. 

« Comme si on avait voulu nous forcer la main Â»

Mais le groupe des Ă©lus indĂ©pendants et solidaires (45 Ă©lus) souhaite qu’on revienne sur cette dĂ©libĂ©ration Â« Ă  la formulation maladroite, comme si on avait voulu nous forcer la main Â». Le groupe a donc Ă©crit au prĂ©sident de PMA, Charles Demouge, pour qu’il inscrive cette question Ă  l’ordre du jour du prochain conseil de PMA, le 23 mai prochain. 

Selon ces Ă©lus, la prise de compĂ©tence exigĂ©e par la loi Notre (loi portant sur la nouvelle organisation territoriale) ne signifie nullement une gestion unique sur l’ensemble du territoire de l’agglo comme le prĂ©pare aujourd’hui l’exĂ©cutif de PMA. L’assemblĂ©e des communautĂ©s de France prĂ©conise elle mĂȘme cette mixitĂ© de gestion, jusqu’Ă  Ă©chĂ©ance des contrats, « pour permettre une connaissance fine du patrimoine« . 

« Une prĂ©cipitation qui pourrait favoriser l’option d’une gestion dĂ©lĂ©guĂ©e Â»

Le groupe d’élus (indĂ©pendants et solidaires) souhaite que l’agglomĂ©ration conserve ses modes de gestion actuels, jusqu’au terme des contrats. Aujourd’hui, 80 % des habitants du grand PMA sont couverts par une dĂ©lĂ©gation de service publique (VĂ©olia Eau) et 20 % sont en rĂ©gie publique. Essentiellement les petites communes entrantes. Un statu quo des modes de gestion pour se donner le temps de la dĂ©cision, Ă  quelques mois de l’échĂ©ance majeure des municipales qui va redĂ©finir la gouvernance, expliquent les Ă©lus dans leur lettre au prĂ©sident de PMA. 

« On nous oblige a choisir entre une DSP ou une rĂ©gie, pour une mise en place unifiĂ©e au 1er mars en 2020, Ă  quelques jours des Ă©lections municipales. Cette prĂ©cipitation pourrait favoriser le privĂ©. Car l’option rĂ©gie, si elle Ă©tait retenue, a besoin de plus de temps pour ĂȘtre installĂ©e. Â» explique Christian Methot, le maire de MesliĂšres et rapporteur de cette question de l’eau au sein du groupe des indĂ©pendants et solidaires Ă  PMA. 

Le conseil d’agglomĂ©ration devrait trancher dĂ©finitivement cette question lors de sa sĂ©ance budgĂ©taire de dĂ©cembre 2019, pour une entrĂ©e en vigueur en mars 2020. . 

Christophe Beck

Christophe Beck

France Bleu Belfort-Montbéliard

« Eau [Ă  MontbĂ©lfort] : les pĂȘcheurs exigent un ‘plan Marshall’ Â»

(L’ER, 25 mars 2019, Aude Lambert)