« Le manque d’eau fait peser une lourde menace sur l’industrie »

Le Monde, 13 août 2020

« Les investisseurs sous-estiment le risque de pénurie d’eau et son impact sur leurs portefeuilles dans les années à venir. » Dans une note diffusée fin juillet, BlackRock, la plus grande société de gestion d’actifs au monde, affirme que « le stress hydrique affecte toutes les régions, toutes les catégories d’actifs, tous les secteurs et va devenir de plus en plus important au cours des prochaines années ». Un risque qui porte déjà sur 425 milliards dollars d’actifs (362,7 milliards d’euros), selon les calculs effectués par l’ONG Carbon Disclosure Project (CDP) à partir des données publiées par les plus grandes entreprises du monde entier. (…)

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« Des résidus de pesticides cancérogènes dans l’eau du robinet »

Le Monde, 17 juin 2020

(…) « Dans son dernier bilan annuel en date (sept. 2019), [le ministère de la santé rapportait] que la proportion de personnes alimentées par une eau respectant en permanence les limites de qualité pour les pesticides s’élevait à 90,6 % en 2018, en baisse par rapport à 2017 (93,4 %).

« Faut-il dès lors se ruer sur les eaux en bouteilles ? “Ce ne serait pas une solution, répond François Veillerette, directeur de Générations futuresCela entraînerait plus de plastique  qui peut migrer dans l’eau , plus de transport… De toute façon, d’ici à quelques années, les pesticides devraient atteindre les nappes souterraines à leur tour. Il est urgent en revanche d’obtenir une harmonisation du choix des molécules ciblées lors des contrôles et des méthodes d’analyse utilisées dans les laboratoires agréés

« En effet, compte tenu du grand nombre de pesticides autorisés ou de ceux l’ayant été mais qui persistent dans l’environnement et du coût des analyses, chaque Agence Régionale de Santé établit sa propre liste des substances à traquer, en fonction des contextes locaux plus ou moins marqués par l’agriculture intensive, des quantités de pesticides vendues sur place, du nombre de foyers desservis et d’autres critères “sans réelle transparence”, selon Générations futures.

« Ainsi l’Aisne fait procéder à l’analyse de 10,5 pesticides en moyenne par prélèvement, quand le Var en demande 590 ! Et si ce même département picard trouve neuf résidus quantifiés tandis que son voisin l’Oise en détecte 252, alors que tous deux se caractérisent par des grandes cultures intensives, c’est probablement que leurs ciblages de molécules diffèrent radicalement. Dans ces conditions, le risque est grand d’obtenir des “résultats faussement rassurants pour certains départements”souligne le rapport. « Cela pose un problème d’égalité entre les territoires », estime François Veillerette. Cependant, la demande la plus urgente de son association est sans surprise qu’une “politique efficace de réduction des pesticides soit enfin appliquée” ».

Martine Valo (Le Monde)

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